La région de l’Everest · Koshi

Camp de base de l’Everest : vol pour Lukla, permis, saison et altitude

Le camp de base de l’Everest est le trek auquel pensent la plupart des voyageurs lorsqu’ils disent vouloir marcher dans l’Himalaya. Le Nepal Tourism Board le présente comme le trek le plus emblématique du Népal, à travers les villages sherpas, Namche Bazaar et d’anciens monastères, avec des vues sur l’Everest, le Lhotse, le Nuptse et l’Ama Dablam. C’est aussi celui où les choix de réservation pèsent le plus : un vol vers une piste de montagne souvent retardé, un guide agréé et une carte TIMS, le billet du parc national de Sagarmatha, et une ascension jusqu’à environ 5 300 m au camp de base et 5 545 m au Kala Patthar. Ce guide vous aide à décider si ce trek vous convient, combien de jours réserver, quels permis organiser en premier et quand partir à pied.

Le monastère de Tengboche devant l’Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam sous un ciel bleu
Le monastère de Tengboche, avec l’Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam à l’arrière-plan, sur le sentier au-dessus de Namche Bazaar.
Durée conseillée
15 jours du vol pour Lukla au vol de retour (14 nuits sur l’itinéraire), plus deux jours de marge et une ou deux nuits à Katmandou avant et après
Où dormir
Katmandou (Thamel) avant et après les vols ; Namche Bazaar sur le parcours pour les jours de repos
Saison et calendrier
Le Nepal Tourism Board recommande octobre à novembre et mars à mai pour le parc national de Sagarmatha, avec de la neige et une température diurne de 5 degrés C de décembre à février, puis des pluies de juin à septembre. Le gouvernement britannique situe de juin à octobre la saison où les inondations et les glissements de terrain peuvent couper les routes.

En bref

Réservez 14 nuits sur l’itinéraire de Lukla à Lukla, avec le vol de retour au jour 15, puis gardez deux jours de marge en cas de retard du vol, ainsi qu’une ou deux nuits à Katmandou avant et après. Réservez d’abord auprès d’une agence de trekking agréée et faites-lui réserver le vol pour Lukla et confirmer l’aéroport de départ. Les randonneurs étrangers ont besoin d’un guide agréé organisé par une agence enregistrée, d’une carte TIMS (NPR 2 000 pour les non-ressortissants de la SAARC) et du permis du parc national de Sagarmatha (NPR 3 000 par entrée pour les non-ressortissants de la SAARC) ; ces deux tarifs ont été vérifiés le 17 octobre 2026. Le camp de base se situe à environ 5 300 m : lisez donc la partie sur l’altitude avant de réserver et souscrivez une assurance couvrant les secours en montagne et les frais d’hélicoptère. Octobre et novembre, ainsi que mars à mai, sont les deux saisons recommandées par le Nepal Tourism Board pour le parc.

Le camp de base de l’Everest est-il le bon trek pour vous ?

Le Nepal Tourism Board place le camp de base de l’Everest parmi les grandes priorités des randonneurs et décrit la région de l’Everest comme l’une des plus fréquentées de l’Himalaya. La marche relie les lodges à travers le parc national de Sagarmatha, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979 selon le parc, et s’achève au bord du glacier du Khumbu, sous une montagne dont le parc donne l’altitude à 8 848 m. Le paysage du parcours compte autant que la destination : la page du parc décrit les Sherpas, dont la vie est intimement liée au bouddhisme, et cite Tengboche, Thame, Khumjung et Pangboche parmi les monastères de la région.

Ce sont deux semaines de marche, de Lukla à 2 860 m jusqu’à environ 5 300 m au camp de base et 5 545 m au Kala Patthar, avec le terrain le plus difficile à la fin, sur le glacier sous le camp de base. Le Federal Foreign Office allemand avertit qu’il ne faut pas sous-estimer le risque de mal des montagnes au-dessus de 3 000 m, et que l’aptitude des randonneurs encore non acclimatés doit être discutée avec le guide avant la marche. Ce trek s’adresse à ceux qui ont déjà marché plusieurs jours de suite avec un sac et se sentent prêts à affronter l’altitude, pas à une première randonnée.

Si vous avez une semaine ou moins, ou si vous n’avez jamais dormi au-dessus de 2 500 m, le trek de Poon Hill est l’option la plus courte : le Nepal Tourism Board le décrit comme l’un des courts treks les plus populaires du Népal, idéal pour les débutants et les familles, avec son belvédère du lever du soleil à 3 210 m.

De Lukla à Namche Bazaar, puis au Kala Patthar

Le Nepal Tourism Board décrit ce trek comme un aller-retour depuis Lukla, dont il surnomme la piste aérienne la porte d’entrée de l’Everest. Deux jours de marche douce en remontant la vallée de la Dudh Koshi mènent à Namche Bazaar, avec des maisons de thé tout le long du parcours. Phakding et Monjo sont les étapes habituelles du premier jour ; juste après Monjo, le poste de contrôle de Jorsale marque l’entrée du parc national de Sagarmatha, où les permis sont vérifiés. Le sentier monte à partir du pont suspendu situé quelques minutes après Jorsale, et l’on atteint Namche après trois heures de marche.

Namche Bazaar (3 500 m) est une ville de marché construite sur le versant d’une montagne en arc de cercle, un carrefour commercial connu pour son fromage et son beurre de yak faits maison, avec des boutiques d’équipement, un pub, le Wi-Fi et un lieu où jouer au billard. Le centre d’accueil du siège du parc expose des souvenirs d’alpinisme et présente la vie sherpa ; le samedi matin, le marché hebdomadaire occupe le centre de la ville. Le Nepal Tourism Board conseille de s’y arrêter quelques jours et de marcher dans les environs pour s’acclimater, car ce processus ne peut pas être accéléré. Syangboche et les villages sherpas de Thame, Khumjung et Khunde sont chacun à quelques heures de marche.

Au-delà de Namche, le sentier suit la vallée de l’Imja Khola avec des vues sur le Thamserku, le Kangtega et l’Ama Dablam, tandis que le Lhotse et l’Everest dominent l’horizon devant vous. L’étape habituelle pour la nuit est Tengboche, au sommet d’une montée raide. Le sentier passe ensuite par Pangboche pour rejoindre Pheriche ou Dingboche, où suit une deuxième journée d’acclimatation ; depuis Dingboche, une excursion à Chhukung prend environ trois heures. De Dingboche ou de Pheriche, six heures de marche mènent à Lobuche, sur la moraine latérale du glacier du Khumbu, puis une randonnée d’environ trois heures rejoint Gorak Shep, dernier hameau avec quelques maisons de thé.

Voici une répartition possible : 14 nuits sur l’itinéraire, le vol de retour au jour 15 et deux jours de marge ensuite.

  • Jour 1 : vol pour Lukla (2 860 m) depuis l’aéroport figurant sur votre billet, puis remontée de la vallée de la Dudh Koshi par Phakding jusqu’à une première nuit à Monjo (2 845 m).
  • Jour 2 : passage du poste de contrôle de Jorsale et montée vers Namche Bazaar (3 500 m), soit 655 m plus haut que Monjo.
  • Jours 3 et 4 : repos à Namche, avec des promenades vers Khunde et Khumjung ou en direction de Thame.
  • Jour 5 : remontée de la vallée de l’Imja Khola jusqu’à Tengboche (3 867 m) et son monastère.
  • Jour 6 : poursuite par Pangboche jusqu’à Pheriche (4 250 m).
  • Jour 7 : nouvelle journée de repos à Pheriche, à la même altitude.
  • Jour 8 : poursuite jusqu’à Lobuche, sur la moraine latérale du glacier du Khumbu.
  • Jour 9 : poursuite vers Gorak Shep, les dernières maisons de thé du parcours.
  • Jour 10 : traversée du glacier jusqu’au camp de base de l’Everest et retour à Gorak Shep.
  • Jour 11 : Kala Patthar (5 545 m) aux premières lueurs, puis descente à Lobuche.
  • Jour 12 : descente à Pheriche.
  • Jour 13 : retour à Namche Bazaar.
  • Jour 14 : descente à Lukla pour la 14e nuit sur l’itinéraire.
  • Jour 15 : vol de retour vers Katmandou ou Ramechhap.
  • Jours 16 et 17 : jours de marge en cas de retard du vol, avant votre départ international.
Les toits colorés de Namche Bazaar sur un versant sous un sommet enneigé
Namche Bazaar vue d’en haut, avec le Kongde Ri à l’ouest.

Tengboche, Khumjung, Kala Patthar et le camp de base lui-même

Le monastère de Tengboche se dresse à 3 867 m sur une crête, de l’autre côté du canyon par rapport à Khunde, parmi les pins, les azalées et les rhododendrons, avec des vues sur l’Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam. Cette gompa bouddhiste tibétaine date du XXe siècle : quatre hommes fortunés de Khumjung, Junbesi, Namche Bazaar et Gole l’ont financée, et les villageois sherpas ont fourni leur travail. Le temple principal a été détruit lors du grand séisme de 1934, puis reconstruit par les villageois du Khumbu ; après un incendie en 1989, il l’a été à nouveau. Un rinpoché résidant sur place bénit pèlerins, alpinistes et voyageurs ; des visites du monastère ont lieu chaque après-midi, profitez donc de l’après-midi de votre arrivée pour entrer. Sa fête de Mani Rimdu, qui dure trois jours et comprend des danses masquées des moines représentant la victoire du bouddhisme sur la religion bön, motive de nombreux randonneurs à faire coïncider leur trek avec elle.

Une journée de repos à Namche offre l’occasion de monter à Khunde et Khumjung, deux villages sherpas aux champs pierreux séparés par des murets, avec des vues de tous côtés. Kunde Hospital, en haut de Khunde, a été construit par sir Edmund Hillary en 1966 et est entretenu par le Himalayan Trust ; il soigne la population locale et assure aussi les urgences des randonneurs. Khumjung, le plus grand village du Khumbu, se trouve au pied du sommet sacré Khumbila ; son école a été construite par le Himalayan Trust d’Hillary en 1960.

Le camp de base se trouve au terme de la marche sur le glacier depuis Gorak Shep : le Nepal Tourism Board indique jusqu’à cinq heures sur un terrain traître, où trouver son chemin peut être délicat et où l’on risque de glisser sur la glace. C’est autant un camp en activité qu’un objectif : la Himalayan Rescue Association y tient sa clinique Everest ER depuis la saison printanière de 2003, pour les alpinistes, leurs équipes d’accompagnement et les visiteurs. La vue recherchée par la plupart des randonneurs est celle du Kala Patthar, la colline à 5 545 m au-dessus de Gorak Shep, connue pour ses vues exceptionnelles sur l’Everest. Selon le Nepal Tourism Board, c’est là que nombre de randonneurs ont photographié la plus haute montagne du monde, et le programme ci-dessus y monte le matin suivant la visite du camp de base.

Deux autres itinéraires se trouvent dans le même parc national. La vallée de Gokyo, à l’ouest du Khumbu et dans ce même parc, présente des pâturages à yaks, des lacs glaciaires turquoise et des villages dont la plupart des maisons sont des maisons de thé. Le Nepal Tourism Board indique que l’on peut rejoindre Gokyo après le camp de base de l’Everest, en y marchant directement ou en hélicoptère affrété, et que le Gokyo Ri, à 5 357 m, offre un panorama complet sur les sommets et les lacs, avec le Cho Oyu au nord et l’Everest, le Lhotse et le Makalu dans le paysage. Le trek des Trois Cols figure lui aussi sur la liste des itinéraires exigeant un guide agréé et une carte TIMS. Aucune page officielle ne donne la durée de l’un ou de l’autre : réservez donc chacun comme un itinéraire à part entière, avec les deux mêmes permis.

L’Everest vu de près depuis le Kala Patthar, avec des crêtes enneigées au premier plan
L’Everest depuis le Kala Patthar, le belvédère au-dessus de Gorak Shep.

Le vol pour Lukla et les jours de marge nécessaires

Lukla, petite ville à 2 860 m desservie par l’aéroport Tenzing-Hillary, se rejoint depuis Katmandou par un vol que le Nepal Tourism Board donne à 30 minutes. Tara Air et Summit Air desservent toutes deux Lukla et mentionnent aussi Ramechhap. Summit Air indique que Ramechhap, desservie par l’aéroport de Manthali, n’est accessible que par la route, à quatre heures de voiture de Katmandou, et que pendant ses hautes saisons, de mars à avril et d’octobre à décembre, tous les vols pour Lukla y sont transférés afin d’éviter les retards et l’accumulation de vols en attente. Regardez l’aéroport de départ sur votre billet : pour Ramechhap, effectuez le transfert depuis Katmandou de jour et dormez près de Manthali avant le vol. Faites vérifier par l’agence que la route est ouverte ; si elle ferme, reportez le vol et restez à Katmandou. Pour un départ de Katmandou, passez la nuit précédente à Thamel ou à proximité ; le guide de Katmandou présente ce quartier.

Préparez vos bagages selon la franchise la plus basse. Tara Air autorise gratuitement par passager 10 kg en soute et 5 kg en cabine, 7 kg pour un enfant de moins de 12 ans, et facture les excédents. La compagnie ne propose pas d’enregistrement en ligne et demande aux passagers de s’enregistrer au comptoir de l’aéroport au moins une heure avant le départ. Si Tara Air annule un vol pour des raisons météorologiques ou techniques, ses conditions prévoient un remboursement intégral, ou une nouvelle réservation sur le prochain vol disponible. Si vous annulez vous-même un billet Tara Air libellé en USD, les frais sont de 10 % du tarif de base jusqu’à 12 heures avant le départ et de 33,33 % jusqu’à 1 heure avant ; une demande pendant la période d’enregistrement est considérée comme une non-présentation, sans remboursement. Tenez donc compte du trajet routier lorsque votre vol part de Ramechhap. Le guide des transports compare les autres compagnies intérieures.

Le vol reste le maillon le plus fragile du programme. Le gouvernement britannique indique que les vols intérieurs en haute montagne peuvent être retardés par le mauvais temps et que les annulations sont fréquentes. Gardez au moins deux jours de marge entre le vol de retour prévu et votre départ international, et ne réservez pas une correspondance trop serrée. Toutes les compagnies népalaises figurent sur les listes de sécurité aérienne de l’UE et du Royaume-Uni : le Federal Foreign Office allemand précise qu’elles sont toutes sur la liste de l’UE des compagnies jugées dangereuses, et le gouvernement britannique renvoie à la UK Air Safety List en rappelant que des accidents mortels se sont produits dans l’aviation commerciale au Népal.

Le Nepal Tourism Board décrit aussi un accès sans vol pour Lukla : un bus jusqu’à Jiri, puis une marche dans les moyennes montagnes du Solu, qui ajoute environ 10 jours pour rejoindre Namche Bazaar et convient aux randonneurs disposant de plusieurs semaines supplémentaires. Tara Air et Summit Air desservent aussi Phaplu, ville de trekking du district de Solukhumbu dont Summit Air situe l’aéroport à 8 035 pieds. Prévoyez chacun de ces accès comme un trek distinct, avec ses propres journées, plutôt que comme une solution de repli le jour où un vol est annulé.

Guide, carte TIMS, billet du parc et coût des permis

Les randonneurs étrangers ne peuvent pas marcher seuls jusqu’au camp de base de l’Everest. Le Nepal Tourism Board précise que, depuis l’entrée en vigueur de la règle révisée le 31 mars 2023, les étrangers sur certains itinéraires répertoriés dans les espaces protégés doivent être accompagnés d’un guide de trekking agréé et détenir une carte TIMS délivrée par une agence de trekking ; sa liste mentionne le trek du camp de base de l’Everest. Le gouvernement britannique ajoute que les personnes ne respectant pas ces exigences risquent une amende ou une expulsion des espaces protégés. Seules les agences achètent la carte TIMS : l’agence enregistre les randonneurs, les guides et l’itinéraire dans le système du Nepal Tourism Board, paie en ligne, et chaque randonneur reçoit une carte électronique munie d’un code QR. Choisissez une agence enregistrée auprès du gouvernement et méfiez-vous, comme le recommande le gouvernement britannique, des offres de trekking qui semblent très bon marché ; le guide des permis présente tous les itinéraires.

Tarifs. Sur les pages officielles consultées le 17 octobre 2026, la carte TIMS coûtait NPR 2 000 pour les randonneurs étrangers, sauf pour les ressortissants d’Asie du Sud (SAARC), qui paient NPR 1 000. L’entrée du parc national de Sagarmatha coûtait NPR 3 000 par personne et par entrée pour les étrangers et NPR 1 500 pour les ressortissants de la SAARC ; le tableau du Nepal Tourism Board indique la gratuité pour les enfants de moins de 10 ans. Les frais du parc peuvent être réglés au Tourist Service Center de Bhrikutimandap, à Katmandou, ou aux entrées du parc ; sur ce sentier, le contrôle du parc se trouve à Jorsale, juste après Monjo. TAAN situe le poste de contrôle TIMS de cet itinéraire à Monjo, à l’entrée comme à la sortie, et Nepal Police répertorie un poste de police touristique à Lukla. Aucune page officielle ne donne le droit d’entrée propre à la municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu ni son lieu de paiement ; demandez à votre agence s’il s’applique. Transmettez-lui toutes vos dates, jours de marge compris : le Federal Foreign Office allemand précise que les permis doivent toujours couvrir l’intégralité de la période du trek prévu.

Total des frais fixes pour deux. Pour deux adultes étrangers non ressortissants de la SAARC, les deux cartes TIMS (NPR 4 000) et les deux permis du parc (NPR 6 000) reviennent à NPR 10 000 aux tarifs ci-dessus. Prévoyez séparément deux vols aller-retour pour Lukla depuis l’aéroport figurant sur votre billet ; Tara Air applique aux étrangers autres que les ressortissants indiens et népalais son tarif en USD, affiché sur la page de réservation pour votre date. Ajoutez le transfert de jour et la nuit près de Manthali si le billet prévoit un départ de cet aéroport. Les tarifs des lodges et des repas ne sont pas indiqués ici ; faites chiffrer par l’agence ces nuits, jours de marge compris, ainsi que le guide et l’éventuel porteur. Les nuits à Katmandou avant et après sont chiffrées dans le guide des hébergements.

Le hameau de Gorak Shep sur une plaine pierreuse près du glacier du Khumbu, avec des sommets à l’arrière-plan
Gorak Shep et le glacier du Khumbu, dernière implantation habitée avant le camp de base.

L’altitude, de Lukla à 2 860 m au camp de base vers 5 300 m

Les altitudes du parcours données par le Nepal Tourism Board, le parc et Summit Air sont les suivantes : Lukla à 2 860 m, Monjo à 2 845 m, point le plus bas du parc, Namche Bazaar à 3 500 m, Tengboche à 3 867 m, poste de secours de la Himalayan Rescue Association à Pheriche à 4 250 m et Kala Patthar à 5 545 m, point culminant du programme. UK Travel Health Pro situe le camp de base sud de l’Everest à environ 5 300 m et Katmandou à 1 220 m, bien en dessous des 2 500 m à partir desquels l’organisme indique un risque de mal des montagnes.

UK Travel Health Pro recommande de passer quelques jours sous les 3 000 m et, si possible, d’éviter de passer en une seule journée de moins de 1 200 m à plus de 3 500 m. TravelHealthPro conseille de ne pas gagner plus d’environ 500 m par jour entre les lieux où vous dormez au-dessus de 3 000 m. Prenez une journée de repos à la même altitude tous les trois ou quatre jours. Le jour 2 gagne 655 m entre Monjo et Namche ; les jours de repos n’annulent pas le risque de cette montée. De Namche à Tengboche, le gain est ensuite de 367 m, puis de 383 m de Tengboche à Pheriche, avec un nouveau jour de repos à Pheriche. Au-delà, les altitudes des nuits à Lobuche et Gorak Shep ne figurent pas dans les pages officielles utilisées ici ; demandez à votre agence d’expliquer son programme d’acclimatation pour les jours 8 et 9 avant de réserver, et prévenez immédiatement votre guide si vous ne vous sentez pas bien. Le Federal Foreign Office allemand conseille de consulter un médecin connaissant la médecine d’altitude avant tout voyage au-dessus de 2 300 m.

Maux de tête, fatigue, perte d’appétit, nausées et mauvais sommeil sont les premiers signes du mal des montagnes. Si des symptômes apparaissent, cessez de monter, redescendez rapidement avec une autre personne à une altitude inférieure (sous les 4 000 m si vous êtes plus haut) et consultez un médecin. Le Nepal Tourism Board cite les maux de tête intenses, les vomissements, une démarche semblable à celle d’une personne ivre, la confusion, une grande fatigue et un essoufflement au repos comme signes d’aggravation ; UK Travel Health Pro indique que les œdèmes cérébral et pulmonaire imposent une descente immédiate et une prise en charge médicale d’urgence. L’acétazolamide peut aider l’acclimatation, selon la même source, mais ne remplace pas une ascension progressive. La Himalayan Rescue Association propose chaque jour à 15 h une conférence sur le mal des montagnes à son poste de secours de Pheriche pendant les saisons de printemps et d’automne.

Le froid accompagne l’altitude. Le Nepal Tourism Board indique que les températures moyennes au Népal diminuent de 6 degrés C tous les 1 000 m : les nuits à Lobuche et à Gorak Shep sont donc bien plus froides que les journées à Lukla.

La piste numérotée de Lukla, avec deux petits avions et des collines à l’arrière-plan
La piste de l’aéroport Tenzing-Hillary de Lukla, point de départ et d’arrivée du trek.

Secours par hélicoptère et assurance pour les financer

Le gouvernement britannique recommande aux randonneurs de vérifier que leur assurance couvre les services de secours en montagne et les frais d’hélicoptère, et indique qu’il peut être difficile d’obtenir une évacuation rapide par hélicoptère depuis une région isolée ; lisez le contrat pour connaître l’altitude maximale couverte et savoir s’il règle directement l’hélicoptère. Le ministère français des Affaires étrangères précise que les secours en montagne sont payants et que les hélicoptères ne décollent que si le paiement est garanti ; transmettez vos coordonnées d’assurance à l’agence avant le trek. Le ministère précise aussi que le transport en hélicoptère du lieu d’un accident à Katmandou est réservé aux cas d’extrême urgence. Le ministère français des Affaires étrangères recommande aux randonneurs ou à leurs guides d’emporter des téléphones satellites. Le gouvernement britannique signale aussi des cas isolés où des guides ont fait monter trop haut et trop vite des randonneurs inexpérimentés avant de demander une coûteuse évacuation par hélicoptère.

Sur le parcours, la Himalayan Rescue Association tient le poste de secours de Pheriche, doté de médecins bénévoles au printemps et en automne, ainsi que la clinique Everest ER au camp de base ; Kunde Hospital, au-dessus de Namche, assure les urgences des randonneurs. La police touristique est joignable au 1144, et la ligne gratuite du Nepal Meteorological Department, au 1155, donne des informations sur la météo et les inondations.

Quand marcher : octobre et novembre, ou mars à mai

La page du Nepal Tourism Board sur le parc national de Sagarmatha recommande octobre à novembre et mars à mai. Sa page climatique explique l’intérêt de l’automne : les ciels les plus dégagés suivent la mousson, en octobre et novembre, tandis que le printemps est la saison de floraison des rhododendrons.

De décembre à février, la page du parc annonce de la neige et une température diurne de 5 degrés C ; de juin à septembre, elle indique de la pluie. La mousson s’étend de juin à septembre. Le gouvernement britannique situe de juin à octobre la saison où les inondations et les glissements de terrain peuvent couper les routes. Le Federal Foreign Office allemand ajoute que fortes pluies, inondations et chutes de neige représentent un risque croissant pour les treks de haute montagne, surtout lors des transitions entre périodes sèches et pluvieuses, qu’il situe de septembre à octobre, de février à mars et de mai à juin. Même pendant les meilleures semaines, examinez les prévisions chaque jour avec votre guide ; le guide des meilleures périodes compare les saisons dans tout le pays.

Une ruelle commerçante de Namche Bazaar où se vendent vestes et matériel de trekking
Une rue commerçante à Namche Bazaar.

Lodges, repas et espèces sur le parcours

Le Nepal Tourism Board indique que des lodges se sont installés dans les principales régions de trekking, où les randonneurs trouvent le gîte et le couvert et rencontrent d’autres marcheurs ; la plupart des sentiers sont bien entretenus et souvent balisés, et les treks populaires de l’Everest permettent de loger en lodge. Ces lodges disposent d’équipements pour recharger les batteries. La page du parc cite les lodges et les maisons de thé parmi les hébergements, et Summit Air décrit Lukla comme parsemée de boutiques et de lodges proposant aux randonneurs des repas de style occidental et du ravitaillement pour le sentier. Namche possède un pub, des magasins d’équipement et le Wi-Fi.

Emportez assez d’espèces pour les journées au-delà de Namche : le gouvernement britannique prévient que les distributeurs peuvent être absents des régions isolées et que les cartes peuvent ne pas être acceptées. Ne buvez que de l’eau traitée ou bouillie : UK Travel Health Pro déconseille l’eau du robinet non traitée dans les pays où l’assainissement est insuffisant, ainsi que les glaçons.

La cuisine sur le parcours est simple et nourrissante, autour du dal bhat, repas de base népalais, avec des momo et du dhido à la carte des lodges ; Namche, selon le Nepal Tourism Board, est connue pour son fromage et son beurre de yak faits maison.

Prenez le temps de goûter la cuisine locale

Que manger et où chercher

01

Dal bhat

Le repas de base népalais : dal, riz, légumes et achar, avec du yaourt ou du babeurre. Le Nepal Tourism Board indique que les lentilles changent selon la saison et qu’un curry de poulet ou de mouton peut suivre.

Où chercher
Dans les maisons de thé de chaque étape nocturne, jusqu’aux quelques établissements de Gorak Shep.
Dans votre journée
Au dîner après une longue journée de marche, comme celle qui mène à Lobuche.

Des currys de viande sont souvent servis à côté : précisez donc si vous mangez végétarien.

02

Momo

Des raviolis dont le Nepal Tourism Board indique qu’ils sont venus du Tibet avec les marchands newar, farcis de poulet, de mouton ou de buffle haché, de paneer, de fromage ou de légumes, puis cuits à la vapeur, frits ou servis en soupe sous le nom de jhol momo.

Où chercher
Dans les restaurants de Namche Bazaar pendant les jours de repos.
Dans votre journée
Au déjeuner d’un jour de repos à Namche.

Demandez une farce aux légumes ou au fromage si vous ne mangez pas de viande.

03

Dhido

Une bouillie d’eau chaude et de céréales moulues, comme le millet, l’orge, le sarrasin ou la farine de blé, mangée avec du curry, de l’achar ou de la soupe. Le Nepal Tourism Board la présente comme l’un des repas traditionnels les plus populaires des communautés himalayennes.

Où chercher
Dans les maisons de thé de Namche Bazaar et de Pheriche.
Dans votre journée
Un dîner nourrissant à Namche ou à Pheriche.

Le dhido est préparé à partir de céréales moulues ; demandez lesquelles si vous évitez le gluten.

04

Fromage de yak

Le Nepal Tourism Board décrit Namche Bazaar comme un carrefour commercial historique réputé pour son fromage et son beurre de yak faits maison.

Où chercher
À Namche Bazaar, pendant les jours de repos et au marché du samedi matin.
Dans votre journée
Pour un pique-nique pendant la montée vers Khunde et Khumjung.

Emportez-le dans un emballage fermé dans votre sac de journée pour la marche.

Questions pratiques

Combien de jours faut-il pour le trek du camp de base de l’Everest ?

Le Nepal Tourism Board le décrit comme un trek de deux semaines commençant et finissant à Lukla ; le programme de ce guide prévoit 14 nuits sur l’itinéraire et le vol de retour au jour 15. Ajoutez une nuit à Katmandou avant et après, et au moins deux jours de marge pour les vols, souvent retardés.

Faut-il un guide et une carte TIMS pour le camp de base de l’Everest ?

Oui. Le Nepal Tourism Board classe le trek du camp de base de l’Everest parmi les itinéraires exigeant un guide agréé et une carte TIMS délivrée par une agence (NPR 2 000, tarif vérifié le 17 octobre 2026).

À quelle altitude se trouve le camp de base de l’Everest, et y a-t-il un risque de mal des montagnes ?

UK Travel Health Pro situe le camp de base sud de l’Everest à environ 5 300 m et indique que le mal des montagnes constitue un risque dès 2 500 m. Lisez la partie consacrée à l’altitude avant de réserver.

Quels permis et frais faut-il prévoir pour ce trek ?

Sur les pages officielles consultées le 17 octobre 2026, la carte TIMS coûtait NPR 2 000 et le permis du parc national de Sagarmatha NPR 3 000 par entrée pour les étrangers non ressortissants de la SAARC, soit NPR 10 000 pour deux.

Que se passe-t-il si mon vol pour Lukla est annulé ?

Le gouvernement britannique indique que les annulations des vols de montagne sont fréquentes : gardez donc des jours de marge. Si Tara Air annule pour des raisons météorologiques ou techniques, ses conditions prévoient un remboursement intégral, et vous pouvez demander à être replacé sur un autre vol à la place ; l’accès à pied depuis Jiri ajoute environ 10 jours pour atteindre Namche Bazaar.

Quelle est la meilleure période pour le trek du camp de base de l’Everest ?

Le Nepal Tourism Board recommande octobre à novembre et mars à mai pour le parc national de Sagarmatha. La neige et le froid s’installent de décembre à février, et la mousson apporte les pluies de juin à septembre.

Sources et vérifications avant le départ

Sources de référence pour la version du 18 octobre 2026. Vérifiez les horaires, l’accès, les transports et les conditions pour vos dates de voyage. La plupart des sources citées sont en anglais.

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