Kalimantan · Central Kalimantan
Tanjung Puting en klotok : orangs-outans et nuits à prévoir
Tanjung Puting est l’endroit du Bornéo indonésien où l’on observe les orangs-outans depuis un bateau de bois plutôt qu’au prix d’un trek éprouvant dans la jungle. Le parc occupe une péninsule basse et marécageuse de forêts sur tourbière et de forêts de bruyère au Kalimantan central. Le seul accès réellement pratique consiste à remonter la rivière Sekonyer en klotok, un lent bateau habitable en bois sur lequel vous mangez, dormez et observez les rives pendant plusieurs jours. Les documents du ministère des Forêts le présentent comme la première aire de conservation d’Indonésie créée pour protéger les orangs-outans. Camp Leakey, la station de recherche fondée en 1971, motive la plupart des visites. Votre véritable choix porte sur le nombre de nuits à passer sur la rivière.

- Durée conseillée
- 2 nuits en klotok, soit 3 jours ; 1 nuit au minimum, 3 pour prendre son temps
- Où dormir
- À bord du klotok ; Pangkalan Bun ou Kumai uniquement pour une nuit avant ou après
- Saison et calendrier
- Wikivoyage indique une saison relativement sèche de mai à septembre ; il pleut toute l’année. Selon Wikipédia, la demande de klotoks culmine en juillet et août : réservez tôt pour ces mois.
En bref
Réservez deux nuits en klotok, soit le séjour de trois jours et deux nuits recommandé par le portail touristique du Kalimantan central : vous aurez du temps pour Camp Leakey ainsi qu’au moins une soirée et une matinée tranquilles sur la rivière. Une nuit est possible, mais le rythme est serré. Trois nuits conviennent aux photographes, aux amateurs d’oiseaux et à ceux qui aiment prendre leur temps le matin. Dormez sur le bateau : les nuits à Camp Leakey sont interdites, et une nuit à Pangkalan Bun n’est utile que si votre vol arrive tard ou repart tôt. Atterrissez à l’aéroport Iskandar de Pangkalan Bun, code PKN, et réservez auprès d’un opérateur local qui, généralement, vous accueille à l’aéroport et vous conduit au port de Kumai. Le forfait habituel comprend le bateau, l’équipage et le cuisinier, le guide et les droits d’entrée du parc, mais faites-le confirmer par écrit.
Combien de nuits passer sur la rivière
À Tanjung Puting, toute visite s’organise autour du bateau. Le ministère du Tourisme explique que l’on suit la rivière Sekonyer depuis Pangkalan Bun et que les bateaux vous hébergent pendant tout votre séjour. Le portail touristique du Kalimantan central décrit le klotok comme un bateau traditionnel en bois aménagé, avec matelas et moustiquaires sur le pont supérieur, salle d’eau simple et espace repas. Vous vous endormez et vous réveillez au son de la forêt. À la réservation, le choix ne porte pas sur l’endroit où loger, mais sur la durée à bord.
Une nuit, soit deux jours, permet d’aller à Camp Leakey et de revenir, mais les déplacements occupent l’essentiel du séjour. Wikipédia en anglais estime le trajet de Kumai à Camp Leakey à environ une heure et demie *en bateau rapide, dans le meilleur des cas* ; le klotok est beaucoup plus lent, et c’est précisément son intérêt. Deux nuits, soit trois jours, correspondent au séjour recommandé par le portail touristique provincial : vous visitez les stations de nourrissage sans précipitation et passez au moins une soirée sur la rivière, lorsque, selon ce portail, les nasiques se rassemblent dans les arbres des rives. Trois nuits conviennent aux photographes, aux amateurs d’oiseaux et aux voyageurs qui aiment rester à contempler. L’Orangutan Foundation International écrit que le lieu ne vous captive vraiment qu’après le quatrième ou cinquième jour.
Quelle que soit la durée, comparez les prestations de chaque opérateur avant de payer. Selon le portail provincial, le prix cumule les droits d’entrée du parc, la location du klotok avec repas et hébergement, et le guide ; les agences locales réunissent généralement ces trois éléments dans un forfait.
- 1 nuit : Camp Leakey et une autre halte ; surtout du trajet. À envisager seulement si votre temps à Bornéo est très limité.
- 2 nuits : le séjour classique, avec deux ou trois stations de nourrissage et des soirées sur la rivière.
- 3 nuits : journées plus lentes, davantage de temps sur les rives et de promenades en forêt avec le guide.
- Avant de payer, demandez si les droits du parc, le guide, tous les repas, l’eau potable et le transfert de l’aéroport sont inclus.
Camp Leakey et les stations de nourrissage
Camp Leakey a été fondé en 1971 par Biruté Galdikas et Rod Brindamour et nommé en hommage à l’anthropologue Louis Leakey, mentor de Galdikas, selon l’Orangutan Foundation International, ou OFI, qui y poursuit ses recherches. D’abord constitué de deux cabanes, le site rassemble aujourd’hui des bâtiments de bois pour les scientifiques, employés, étudiants et gardes du parc. Selon OFI, la station accueille les visiteurs à la journée accompagnés de guides locaux et munis des autorisations nécessaires. Présentez-vous aux gardes et gardez une distance de sécurité avec les orangs-outans. Les visiteurs ne peuvent pas y passer la nuit : vous regagnez donc votre klotok en fin de journée. Le camp se trouve sur le Sekonyer Kanan, un bras de la rivière principale.
Le ministère du Tourisme décrit les nourrissages quotidiens à Camp Leakey et à Pondok Tangui, aussi écrit Tanggui, centre de réhabilitation d’orangs-outans autrefois captifs. Le portail touristique du Kalimantan central énumère trois stations dans l’ordre habituel du circuit. Tanjung Harapan, la plus proche de Kumai, constitue souvent la première halte. Vient ensuite Pondok Tanggui, où l’on voit fréquemment des jeunes et des mères avec leurs petits. Camp Leakey se situe le plus loin en amont et offre les meilleures chances d’observer de grands mâles adultes. Les gardes déposent des bananes ou du lait sur une plateforme de bois ; les orangs-outans viennent s’ils le souhaitent.
Les horaires de nourrissage sont fixés par le parc et peuvent changer : laissez le guide organiser le programme du bateau en conséquence. Arrivez tôt, restez silencieux et suivez les consignes des gardes. OFI demande aux visiteurs d’observer les orangs-outans à distance de sécurité. Ne leur donnez jamais à manger et n’essayez jamais de les toucher. L’UICN classe l’orang-outan de Bornéo En danger critique d’extinction.

Prenez le temps de goûter la cuisine locale
Que manger et où chercher

Juhu singkah, curry de jeunes pousses de rotin
Un plat dayak réputé du Kalimantan central : de jeunes pousses de rotin coupées finement et cuites aux épices, parfois avec du poisson ou des crevettes. Le ministère du Tourisme décrit une saveur salée avec une légère amertume.
- Où chercher
- Restaurants de cuisine dayak au Kalimantan central ; renseignez-vous à Pangkalan Bun ou demandez à l’opérateur si le cuisinier du klotok peut le préparer.
- Dans votre journée
- Un dîner à Pangkalan Bun avant ou après la croisière.
L’amertume fait partie du plat ; il peut contenir du poisson ou des crevettes.
Kalumpe, feuilles de manioc pilées
Des feuilles de manioc finement pilées, cuites avec lait de coco et épices pour former un accompagnement tendre et savoureux, servi au quotidien et lors des réunions familiales dayak selon le ministère du Tourisme.
- Où chercher
- Petites adresses locales et comptoirs de riz avec accompagnements au Kalimantan central.
- Dans votre journée
- Commandez-le en accompagnement de riz et de poisson de rivière.
Généralement au lait de coco ; renseignez-vous si vous l’évitez.
Mangut baung et autres poissons de rivière
Le baung, poisson-chat courant dans les rivières du Kalimantan, est cuit dans une sauce épicée et savoureuse. Le ministère du Tourisme le cite parmi les spécialités du Kalimantan central.
- Où chercher
- Restaurants de Pangkalan Bun ; le poisson de rivière figure aussi souvent aux repas à bord.
- Dans votre journée
- Déjeuner ou dîner le jour d’arrivée ou de départ.
Attention aux petites arêtes.
Wadi, poisson fermenté
Du poisson conservé par fermentation, au parfum et au goût puissants ; le ministère du Tourisme décrit cette technique dayak transmise de génération en génération, aujourd’hui proposée aussi en emballages pratiques.
- Où chercher
- Marchés et boutiques de souvenirs du Kalimantan central.
- Dans votre journée
- Goûtez d’abord une petite portion avec du riz ; n’en achetez à rapporter que si vous aimez.
Odeur très forte ; vérifiez les règles douanières avant d’emporter des produits de poisson à l’étranger.
Chips de kalakai
Le kalakai est une fougère des tourbières du Kalimantan, cuisinée comme légume ou frite en chips légères et salées. Selon le ministère du Tourisme, elles se conservent bien et sont faciles à rapporter.
- Où chercher
- Boutiques de souvenirs et marchés du Kalimantan central.
- Dans votre journée
- Un en-cas pour le trajet de Kumai à l’aéroport.
Souvent salées ; vérifiez les ingrédients sur l’emballage.
La vie en klotok : rivière, forêt et nuits
Entre les stations, le klotok avance lentement, d’abord entre des murs de palmiers nipa, puis dans la forêt. La fiche du parc du ministère des Forêts mentionne la végétation de palmiers nipa le long de la Sekonyer. Le portail provincial décrit une eau brun foncé à noire, typique des forêts sur tourbière. Selon le ministère du Tourisme, le parc abrite environ huit espèces de singes, dont le nasique, et plus de 220 espèces d’oiseaux. OFI en compte plus de 230 et cite deux espèces de crocodiles, les panthères nébuleuses, les ours malais, les gibbons et plusieurs cervidés. Le portail provincial précise que les nasiques se rassemblent dans les arbres des rives surtout au crépuscule : une bonne raison de passer au moins une soirée sur la rivière.
Le ministère du Tourisme ajoute que l’on ne se déplace qu’à pied dans la forêt et que les promenades peuvent s’adapter à votre condition physique : exposez vos envies au guide avant de partir. Après la tombée de la nuit, selon le portail provincial, les guides emmènent souvent les visiteurs chercher les lucioles dans les mangroves. À bord, vous mangez généralement ce que prépare le cuisinier ; signalez vos besoins alimentaires à l’opérateur dès la réservation.
Emportez un répulsif antimoustiques ; le portail provincial recommande aussi des vêtements sombres ou neutres et de se préparer à la chaleur tropicale humide. Une lampe, un sac étanche pour téléphone et appareil photo, et une veste imperméable légère sont utiles en toute saison.

Accès : Pangkalan Bun, aéroport Iskandar et Kumai
Le point d’arrivée est l’aéroport Iskandar, code PKN, situé selon Wikipédia en anglais à environ 5 kilomètres du centre de Pangkalan Bun, chef-lieu du kabupaten de Kotawaringin occidental. Lors de notre vérification le 2026-10-03, Wikipédia indiquait des vols réguliers vers Jakarta, Semarang et Surabaya, et le ministère du Tourisme des vols quotidiens depuis Jakarta et d’autres grandes villes. Les liaisons changent : vérifiez les horaires auprès des compagnies avant de réserver le bateau.
Les klotoks partent du port de Kumai, sur la rivière du même nom. Le ministère du Tourisme situe Kumai à environ 35 minutes de Pangkalan Bun, et le portail provincial à 30 à 45 minutes de l’aéroport par la route. Selon le ministère, si vous réservez à l’avance, l’opérateur vous accueille à l’aéroport et vous conduit directement à la rivière. Sinon, des taxis attendent à l’aéroport et des minibus pour Kumai partent du terminal près du marché de Jalan P. Antasari à Pangkalan Bun. Wikivoyage précise qu’un guide est obligatoire pour entrer dans le parc.
Des accès terrestres et maritimes existent, mais ils sont longs. Lors de notre vérification le 2026-10-03, le ministère du Tourisme mentionnait des navires de passagers Pelni reliant Kumai à Semarang en environ 24 heures et à Surabaya en environ 26 heures. Il indiquait aussi environ 8 à 10 heures en voiture depuis la capitale provinciale Palangka Raya, ou 12 à 14 heures en bus.

Le parc au-delà des orangs-outans
Le ministère des Forêts attribue au parc national 415 040 hectares, comprenant l’ancienne réserve de faune de Tanjung Puting, d’anciennes forêts de production et environ 25 000 hectares d’eau. La réserve fut créée sous l’administration néerlandaise pour protéger les orangs-outans et les nasiques. L’UNESCO l’a désignée réserve de biosphère en 1977 ; en 2013, elle est devenue un site Ramsar pour son écosystème de tourbières. OFI y voit le plus vaste et le plus divers exemple protégé de forêts côtières de bruyère et de tourbière qui couvraient autrefois une grande partie du sud de Bornéo.
Le milieu n’est pas intact. Wikipédia en anglais rappelle les graves dégâts des incendies de 1997 et 1998, le remplacement de la forêt par des plantations de palmiers à huile au-delà de la rivière Kumai, à la limite nord, et les menaces persistantes de l’exploitation forestière et minière illégale.
À Pangkalan Bun, le ministère du Tourisme décrit une ville sur la rivière Arut, avec un patrimoine le long des berges, et mentionne l’Orangutan Care Center Quarantine, ou OCCQ, qui soigne les orangs-outans blessés ou confisqués. Demandez à l’opérateur si une visite peut être organisée avant de l’inscrire au programme.

Questions pratiques
Combien de nuits passer en klotok à Tanjung Puting ?
Deux nuits, soit trois jours, constituent le séjour classique recommandé par le portail touristique du Kalimantan central. Une nuit permet de rejoindre Camp Leakey, mais laisse peu de temps sur la rivière ; trois nuits conviennent aux photographes, aux amateurs d’oiseaux et aux voyageurs qui souhaitent ralentir.
Peut-on dormir à Camp Leakey ?
Non. L’Orangutan Foundation International indique que les visiteurs ne peuvent pas passer la nuit à Camp Leakey. Les visites à la journée nécessitent guides locaux et autorisations ; on dort sur son klotok.
Est-on sûr de voir des orangs-outans aux stations de nourrissage ?
Non. Les orangs-outans viennent librement aux plateformes. Le ministère du Tourisme indique que les nourrissages quotidiens offrent de bonnes chances de les voir de près. Visiter plusieurs stations, ce que permet un séjour de deux nuits, augmente vos chances.
Comment rejoindre Tanjung Puting ?
Atterrissez à l’aéroport Iskandar de Pangkalan Bun, code PKN, puis rejoignez par la route le port de Kumai, point de départ des klotoks. Le portail provincial indique 30 à 45 minutes de trajet ; les opérateurs vous accueillent généralement à l’aéroport si vous réservez à l’avance.
Un guide est-il obligatoire ?
Oui. Selon Wikivoyage, un guide est nécessaire pour entrer dans le parc, et Camp Leakey accueille les visiteurs avec guides locaux et autorisations. Les forfaits klotok comprennent normalement un guide.
Quelle est la meilleure saison pour Tanjung Puting ?
Wikivoyage indique mai à septembre comme saison relativement sèche, mais il peut pleuvoir toute l’année. Juillet et août sont les mois les plus demandés pour les klotoks : réservez tôt.
Sources et vérifications avant le départ
Sources de référence pour la version du 3 octobre 2026. Vérifiez les horaires, l’accès, les transports et les conditions pour vos dates de voyage. La plupart des sources citées sont en anglais.
- Indonesia Travel, ministère du Tourisme : Tanjung Puting, terre d’orangs-outans ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Indonesia Travel, ministère du Tourisme : Pangkalan Bun ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Indonesia Travel, ministère du Tourisme : 15 plats du Kalimantan central ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Ministère des Forêts, KSDAE : fiche du parc national de Tanjung Puting ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Orangutan Foundation International : Camp Leakey ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Orangutan Foundation International : parc national de Tanjung Puting ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Portail touristique du Kalimantan central : Taman Nasional Tanjung Puting ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Wikipédia : Tanjung Puting ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Wikipédia : aéroport Iskandar ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Wikipédia : klotok ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Wikipédia : orang-outan de Bornéo ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
- Wikivoyage : parc national de Tanjung Puting et Kumai ↗ — s’ouvre dans un nouvel onglet
Cette activité convient-elle à votre itinéraire ?
Un klotok réservé à l’avance avec accueil à l’aéroport est le moyen le plus simple de rejoindre Camp Leakey. Comparez le nombre de nuits, le confort du bateau et les prestations incluses avant de réserver.
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Klotoks amarrés sur la rivière du parc national de Tanjung Puting, au Kalimantan central
Photo: Jorge Franganillo — s’ouvre dans un nouvel onglet · CC BY 2.0 — s’ouvre dans un nouvel onglet
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Un orang-outan grimpe dans la forêt du parc national de Tanjung Puting
Photo: Charlsmile — s’ouvre dans un nouvel onglet · CC BY-SA 4.0 — s’ouvre dans un nouvel onglet
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Un klotok sur un étroit chenal du parc national de Tanjung Puting
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Un orang-outan mâle adulte aux disques faciaux dans le parc national de Tanjung Puting
Photo: George Arif Kurniawan — s’ouvre dans un nouvel onglet · CC BY-SA 4.0 — s’ouvre dans un nouvel onglet
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La Sekonyer et ses rives de palmiers nipa, sur le trajet de Kumai au parc
Photo: Raflinoer32 — s’ouvre dans un nouvel onglet · CC BY-SA 4.0 — s’ouvre dans un nouvel onglet
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Présentation de plats du Kalimantan central avec des étiquettes, dont Karuang
Photo: Martini Rahman — s’ouvre dans un nouvel onglet · CC BY-SA 4.0 — s’ouvre dans un nouvel onglet
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